Caroline Bénech est née à Paris en 1980.
Elle obtient le Master d’Arts Graphiques de l’ESAG Penninghen en 2003,
après avoir suivi les cours de l’Académie Julian.
Le travail de Caroline Bénech fait écho à la prise de possession de l’environnement urbain
par la mise en spectacle de la société. Ou la parade d’un décor simulé qui s’approprie la totalité de l’espace.
Il est le reflet de la domination des illusions, et se pose comme un vernis factice sur le réel.
L’espace y est façonné par des accumulations où s’emmêlent amas de formes géométriques,
de vides, de couleurs et lumières, de plans et contreplans, de coins, arêtes, façades, etc.
Au fil du temps, l’œuvre s’étoffe de méandres labyrinthiques infinis où règnent les divagations,
échappant à toute logique rationnelle. La manipulation numérique s’implante et envahit, jusqu’à le détruire parfois,
le socle de la réalité représenté par des fragments photographiques.
L’obsolescence perpétuelle des œuvres y implique des mises à jour récurrentes.
Echange continuel entre le réel et le virtuel, le travail de Caroline Bénech repose sur l’usage des outils de création numérique,
où la pensée originelle subit formatages et perversions.
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Caroline Bénech was born 1980 in Paris.
She attended the Julian Academy and obtained Penninghen’s Graphic Art Master (ESAG) in 2003.
Caroline Bénech’s artwork echoes the possession of the urban environment
by the society spectacle. A parade of a simulated setting that appropriates the entirety space.
It reflects the dominance of illusions, and arises as a verneer over reality.
Accumulations of geometric shapes, voids, colors, lights, corners, edges, facades intermingle.
Over time, it fills out endless maze where ramblings rife, escaping far from any rational logic.
Digital manipulation expands, invades and sometimes destroys the basis of reality represented by photographic fragments.
The artwork, based on a perpetual obsolescence, requires continuous updates.
Continual exchange between the real and the virtual, Caroline Benech’s artwork depends on the digital creation tools.
The original thought undergoes conditioning and perversions.
3D PROJECTS
STATEMENT
2011
Le fichier numérique devient le laboratoire de plusieurs mondes en formation.
L’oeuvre originale, matrice virtuelle, est un champ où nait un amas de formes géométriques
et lumineuses générées par des opérations de calcul commandées à un logiciel numérique.
Exploration imprévisible et indéterminée, l’œuvre se construit, sans schéma préconçu.
Le processus créatif est tributaire des modes de fonctionnements subversifs
et des réinterprétations de la pensée induits par l’utilisation du logiciel.
L’espace, construit en trois dimensions, se trouve en perpétuelle composition, en expansion infinie.
Un abîme sans bords ni fonds.
Le spectateur est invité à rentrer dans l’oeuvre en parcourant virtuellement l’espace et ses perspectives labyrinthiques.
Puis, comme un touriste immortalise la visite d’un site par un cliché souvenir,
l’angle de vue choisi dans ce paysage singulier fait l’objet d’un tirage sur une plaque aluminium.
L’espace-temps ayant été ainsi figé est unique, dans la mesure où le paysage évolue incessamment.
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The digital file becomes the laboratory of several worlds in formation.
The original work, virtual matrix, is a field where a mass of geometric shapes and light rises.
All is generated by computing operations on a digital software.
Unpredictable and indeterminate exploration, the artwork builds up without preconceived schema.
The creative process depends on the subversive operating modes and thought reinterpretations, induced by the use of the software.
The space, built in three dimensions, is in perpetual composition and infinite expansion.
The abyss is borderless and bottomless.
The viewer is invited into the artwork, virtually penetrating space and its labyrinthine perspectives.
Then, as a tourist would take a souvenir photo of a unique area, the chosen view is edited on an aluminum plate.
Insofar as the landscape is changing constantly, the space-time which has been fixed is unique.